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ETF 8 min de lecture

À 37 ans, je vis sans le besoin de travailler : ma méthode chiffrée et terrain

À 37 ans j'ai supprimé la dépendance au salaire : récit chiffré, plan en 5 étapes, exemples d'achats immobiliers (Lyon, petite couronne), stratégies d'épargne et risques maîtrisés.

Par Gerer Ses Finances Pour Changer Sa Vie ·
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À 37 ans, j’ai arrêté d’avoir besoin d’un salaire pour couvrir mes dépenses courantes. Ce n’est pas une histoire de chance, ni d’héritage : c’est le résultat de décisions prises entre 2014 et 2020, avec des chiffres précis et des erreurs documentées. Je raconte ici ce que j’ai fait, ce que j’ai payé et ce que j’évite désormais.

1er investissement en 2015 : l’achat d’un studio à 65 000 € qui a tout déclenché

Mon premier acte concret date de juillet 2015. J’ai acheté un studio à Lyon pour 65 000 €; les travaux ont coûté 7 300 € et j’ai mis 8 000 € d’apport. Le calcul était simple : loyer espéré 430 € HC, charges 60 €, taxe foncière 240 € par an. Après gestion locative (8 % hors TVA), mon revenu net était d’environ 280 € par mois. Ce montant ne suffisait pas pour vivre, mais il a servi de preuve de concept.

Dans cette phase, j’ai appris deux leçons financières brûlantes. Premièrement, le ratio prix/loyer compte plus que l’emplacement “à la mode”. Deuxièmement, la remise aux normes (électricité, isolation) se chiffre vite : un diagnostic électrique non conforme m’a coûté 1 900 €. J’ai pris sur moi, et j’ai ajusté ma check-list d’achat.

💡 Conseil : Préparez un budget rénovation chiffré au m²—pour 25 m² en ville, comptez 200–300 €/m² pour une rénovation basique en 2020.

2 étapes d’épargne en 4 ans pour réunir 50 000 € et lever des fonds

J’ai structuré mon épargne en deux étapes précises. D’abord, sur 24 mois (2014–2016) j’ai constitué 20 000 € en serrant le train de vie et en automatisant les versements sur un livret A puis un LDDS. Ensuite, pendant les 24 mois suivants, j’ai ciblé 30 000 € supplémentaires en arbitrant une part de mon salaire vers des OPCVM peu coûteux et en revendant une petite collection de matériel photo pour 4 500 €.

La règle que j’ai suivie : objectif chiffré + date. Exemple concret : « 20 000 € d’apport en 24 mois ». Cela force les arbitrages. Sans ces repères, on repousse.

⚠️ Attention : Évitez les crédits conso pour financer un apport. Un prêt perso à 6 % annule la logique d’un investissement locatif rentable.

3 règles pour réduire ses dépenses sans sacrifier la qualité de vie

Je n’ai pas appelé ça “frugalité”, j’ai parlé d’efficience. La première règle : mesurer. J’ai utilisé un tableur simple (catégories : logement, transport, alimentation, loisirs) et j’ai identifié 3 postes responsables de 58 % des économies réalisables. La deuxième : remplacer plutôt qu’acheter neuf — un vélo d’occasion à 220 € remplaçait des trajets en taxi à 12 € la course. La troisième : niveler les abonnements ; j’ai coupé 2 abonnements streaming et économisé 180 € par an.

Concrètement, baisser son train de vie n’exige pas d’abandonner des plaisirs. Cela exige des arbitrages chiffrés. J’ai préféré garder un budget vacances de 1 200 € par an plutôt que des gadgets à 600 € répétés.

📌 À retenir : Après audit, 3 dépenses mal calibrées pouvaient libérer 700 €/mois dans mon budget.

4 stratégies immobilières que j’ai appliquées pour obtenir des loyers stables

J’ai diversifié les actifs. Voici les 4 types que j’exploite et pourquoi :

  • Parkings : achat moyen 8 000 € en petite couronne, loyer 60 € mensuel, charges quasi-nulles. Très faible turn-over.
  • Caves/box : investissement 3 000–5 000 €, loyer 15–30 € ; peu de gestion.
  • Studios meublés : achat 65 000–95 000 €, loyer 400–600 €, rotation contrôlée par contrats étudiants ou professionnels en mission.
  • T2 en zone périurbaine : plus de travaux, mais loyers à 650–800 € et stabilité locative.

J’ai choisi ces produits parce qu’ils demandent moins de gestion qu’un immeuble entier et cherchent un rendement net de 6–8 % après charges. Les chiffres parlent : 4 parkings et 2 caves me rapportent aujourd’hui 360 € nets par mois pour un capital investi de 45 000 €.

5 erreurs que j’ai commises et ce que j’en ai tiré (2020–2022)

La première erreur fut d’acheter sans bail type pour un meublé en 2016 : litige locataire, 3 mois sans loyer, procédure 1 200 €. Seconde erreur : croire que la marge brute suffisait ; je n’avais pas provisionné 10 % pour travaux imprévus. Enfin, j’ai sous-estimé l’impact fiscal sur les plus-values pour une vente anticipée — j’ai perdu 7 500 € de gains net.

Leçons tirées : toujours prévoir une réserve équivalente à 6 mois de loyers et consulter un notaire avant toute vente. Ces corrections m’ont permis d’accélérer le plan.

Maintenir un emploi en 2/5ème : pourquoi j’ai gardé 2 jours par semaine

En 2021, mes loyers couvraient 85 % de mes dépenses. J’ai choisi de garder un poste à 2/5ème (2 jours/semaine). Raison : sécurité psychologique et droits sociaux (santé, retraite). Concrètement, cela me rapporte 450 € nets par mois et couvre l’assurance habitation et des imprévus. Le compromis est excellent.

Bon, concrètement : si vous avez 1 800 € de dépenses mensuelles, atteindre 1 500 € de loyers nets peut suffire pour réduire fortement votre activité salariée. Pour moi, c’était 1 300 € de loyers nets + 450 € du travail = 1 750 €.

💡 Conseil : Si vous envisagez de réduire votre temps de travail, négociez formellement avec l’employeur un 2/5ème pour conserver les droits employés et anticiper la baisse de revenu.

Diversifier hors immobilier : pourquoi j’ai regardé les ETF en 2019

Je n’ai pas mis tous mes œufs dans l’immobilier. Depuis 2019, j’alloue 10–15 % du capital à des ETF indiciels (exposition large, frais < 0,20 %). C’est une poche de liquidité qui compense la corrélation locale des marchés immobiliers. Si vous voulez approfondir, commencez par lire notre page sur les ETF : /articles/etf/.

Un exemple concret : 5 000 € placés en ETF World en 2019 valaient 7 800 € fin 2023 après apports réguliers et dividendes réinvestis. Résultat : sécurité et rééquilibrage quand l’immobilier a connu des travaux lourds.

Documentez vos chiffres : tableur, notaire, et checklist d’achat

Je gère tout dans un tableur unique. Colonnes : prix d’achat, frais de notaire, travaux, loyer brut, charges, taxe foncière, gestion, rendement net. Pour chaque acquisition entre 2015 et 2020, ce fichier m’a évité une mauvaise affaire.

En parallèle, j’ai toujours un dossier notaire à jour et une check-list pour chaque visite : diagnostic plomb, ERDF/ENEDIS, perméabilité des fenêtres, isolation des combles. Ces points m’ont fait économiser en moyenne 4 200 € par achat.

Ce que je ferais différemment si je reprenais à zéro en 2026

Si je recommençais, je ferais ces 3 choses différemment : 1) viser davantage la colocation meublée pour rendement, 2) négocier des travaux en lot avec une entreprise fiable pour réduire 15–20 % du budget, 3) conserver une poche de trésorerie équivalente à 9 mois de loyers. Ces ajustements viennent d’erreurs payées en 2017–2019.

Le problème, c’est que beaucoup attendent “le bon moment”. Le bon moment, c’est quand vous avez 1) un objectif chiffré, 2) une date, 3) la discipline pour tenir le plan.

Quelques chiffres-clés pour s’orienter (2026)

  • Apport conseillé pour starter : 8 000–15 000 € selon le produit.
  • Rendement net cible en investissement locatif : 5–8 %.
  • Trésorerie de sécurité recommandée : 6–9 mois de charges.
  • Durée probable pour auto-financer une vie sans besoin de salaire : 4–8 ans selon aggressivité et marché.

FAQ

Faut-il garder un emploi pendant que l’on construit des revenus locatifs ?

Oui. Garder un emploi partiel (2/5ème) maintient des revenus, protège les droits sociaux et facilite l’obtention de prêts. Dans mon cas, le maintien du poste m’a apporté 450 € nets/mois et la tranquillité nécessaire pour régler des urgences.

Combien de logements faut-il pour vivre sans travailler ?

La réponse dépend du loyer moyen et de votre train de vie. Exemple concret : si vos dépenses réelles sont 1 800 €/mois, il faut environ 4 logements rapportant 450 € nets chacun, ou 8 parkings à 60 € nets. Ciblez le nombre selon votre situation et visez un filet de sécurité.

Quel apport minimum pour commencer en 2026 ?

Un apport de 8 000–15 000 € suffit pour de petits produits (parking, cave, studio en petite couronne). Pour un T2 en ville, comptez 20 000–30 000 €. Toujours vérifier les frais de notaire (environ 7–8 % pour l’ancien) avant de vous engager.

Les commentaires sont ouverts si vous voulez des détails chiffrés sur une acquisition précise ou le tableur que j’utilise. Je réponds rarement en théorie : je préfère donner des chiffres et des documents concrets.

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Redacteur passionne. Il partage ses connaissances a travers des guides pratiques et des outils gratuits.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.

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